
Notre-Dame de Lourdes
La première grande œuvre de l'abbé Jolivet. La Levée devient, à partir de cette date, un authentique lieu de pèlerinage.

Pléchâtel · Ille-et-Vilaine · Bretagne
Sentier taillé dans le schiste au-dessus de la Vilaine. Restauré depuis l'hiver 2024 par des bénévoles, sans aucune aide extérieure.
Au-dessus de Pléchâtel, un chemin grimpe dans le schiste. On y trouve une croix de Mission du XIXe siècle (de 1820), une grotte de Lourdes, un if de plus de 200 ans, et le souvenir d'une guérison que toute une paroisse a vue de ses yeux en 1928.
Ce patrimoine a traversé les révolutions, les guerres, un incendie — et l'oubli. Depuis 2025, une poignée de bénévoles le fait revivre, pierre après pierre.

La Levée se dégrade depuis des décennies. Les processions ont cessé, la lande a repris ses droits, certaines croix ont brûlé ou disparu.
Sans intervention, ce que les générations précédentes ont construit — souvent de leurs mains et sur leurs propres deniers — risque de s'effacer.
Les Veilleurs de la Levée restaurent le site depuis 2025 : sentiers, oratoires, l'if, la Croix des Jeunes et de la Vallée.
Tout est fait par et pour la communauté — bénévolat, matériel parfois prêté, et la participation libre de ceux qui veulent que ce lieu dure.

« La restauration de ce site, commencée en 2025, est avant tout une œuvre de passion et de persévérance. Jusqu'à présent, elle a été menée sans aucune aide financière extérieure. »
Le roi de Bretagne Salomon fait don de la moitié du territoire de Pléchâtel — alors nommé Plebs Castelli — aux moines bénédictins de Saint-Maxent de Plélan. Un prieuré veillera sur cette terre jusqu'en 1789.
Année de disette : le curé de Pléchâtel, l'abbé Julien Lohier de la Motte, vend son argenterie et son cheval pour nourrir ses paroissiens. Pour employer utilement ses aumônes, il les fait travailler à l'aménagement d'une promenade sur le rocher voisin — les premiers pas de La Levée.

L'abbé Lohier fait venir à Pléchâtel les Sœurs de la Charité de Saint-Louis, fondées par Mère Saint-Louis (vénérable, béatifiée en 2012), pour instruire les jeunes filles pauvres. En 1820, une mission de trois semaines rassemble toute la paroisse et une première croix est plantée sur La Levée.
En duo avec l'architecte Arthur Regnault, l'abbé Amand Jolivet donne au lieu sa dimension véritablement sacrée : grotte de Notre-Dame de Lourdes, puis Notre-Dame de la Salette, Saint-Joseph, Notre-Dame de Pontmain, Sacré-Cœur. La Levée devient un authentique lieu de pèlerinage.
La Levée est le théâtre d'un événement qui marque durablement la mémoire de la paroisse : la guérison, jugée miraculeuse, d'Angèle Dubois, gravement malade — suivie de la conversion publique du médecin qui l'avait soignée, le docteur Caron.
Un incendie ravage la lande et détruit la croix de bois de 1908. En 1973, une nouvelle croix en béton armé — la Croix des Jeunes et de la Vallée — est bénite. C'est celle que l'on connaît aujourd'hui.
Après des décennies d'oubli, une poignée d'habitants décide de veiller à nouveau sur ce lieu. Sans subvention, sans structure lourde — juste du temps, des mains, et la conviction que ce patrimoine mérite de vivre encore.

Au cœur du site se dresse un if de plus de 200 ans, 9 mètres de haut, 3,50 mètres de circonférence. Mère Saint-Louis elle-même venait s'y recueillir dès 1816. La tradition veut qu'il marque l'emplacement d'un ancien lieu d'inhumation.
Aujourd'hui protégé — son accès est limité pour préserver ses racines — il reste le doyen silencieux de La Levée.

La première grande œuvre de l'abbé Jolivet. La Levée devient, à partir de cette date, un authentique lieu de pèlerinage.

« Avancez, mes enfants, n'ayez pas peur. » Les premiers mots de l'apparition de La Salette, en 1846.

Patron de l'Église universelle, des travailleurs et des familles.

« Mais priez, mes enfants. Dieu vous exaucera en peu de temps. » Notre-Dame de Pontmain veille à son tour sur le sentier.

« Ego sum vita — Je suis la vie. » Une niche en brique parmi les plus abouties du site.

Patronne de la Bretagne, des familles et des grands-parents.

Dernière des sept stations, posée en 1958 par l'abbé Louis Colas — trois siècles après 1658. Couronnée d'or, elle domine la vallée de la Vilaine et accueille le visiteur en tête du site. Les Veilleurs lui ont rendu sa blancheur et sa couronne dorée.

Réalisée par le même tandem architectural. Une brique et une pierre remarquables, aujourd'hui envahies par les lilas au printemps.
Avant
AprèsLa statue qui domine La Levée était couverte de mousse et d'usure. Après restauration, elle retrouve sa blancheur d'origine et sa couronne dorée. Crédit photo : Loïc Douessin
Nettoyage, consolidation et remise en valeur de la croix bénite en 1973.
Les escaliers taillés dans le schiste depuis 1812 sont entretenus pour rester praticables et sûrs.
Apport de broyat, limitation d'accès au pied de l'arbre pour préserver ses racines centenaires.
Nettoyage régulier, réparations ponctuelles, et un œil attentif sur chaque station du sentier.
Aucun des Veilleurs n'est un professionnel du patrimoine. Ce sont des habitants de Pléchâtel et des environs — certains maçons, certains jardiniers, d'autres simplement passionnés d'histoire locale — qui donnent leur samedi plutôt que de laisser ce lieu s'effacer.




La Levée n'est pas seulement un site historique : c'est aussi un petit sanctuaire naturel, qui se pare de genêts, d'iris sauvages, de lilas et de cistes au fil des saisons.

Jusqu'ici, tout a été fait sans aucune aide extérieure. Rejoindre l'association, c'est donner à ce patrimoine une chance de durer au-delà de la bonne volonté de quelques-uns.
Participation libre pour aider l'association « Les Veilleurs de La Levée ».
Tout a été fait sans aucune aide extérieure. Votre geste, lui, reste sur place — dans la pierre. Par exemple :
Vous souhaitez vous investir dans la sauvegarde de notre patrimoine local ? Travaux manuels, recherches historiques, photographie, communication — toutes les mains sont utiles. Écrivez-nous (courrier ou mail) pour manifester votre envie de rejoindre l'équipe.
La Levée est un lieu de mémoire autant que de foi, ouvert à tous ceux qui veulent préserver un patrimoine breton commun.
Directement dans les travaux de restauration : matériel, outillage, aménagements. Il n'y a pas de structure salariée ni de frais de fonctionnement lourds.
Bien sûr — le temps et les compétences comptent autant que le soutien financier.
Oui, La Levée est un lieu de promenade libre d'accès à Pléchâtel (35470).